Mardi 14 avril nous participions à la journée d'essai Blé à destination des agriculteurs du territoire, organisée par la Chambre d'agriculture du Nord - Pas de Calais, pour parler de la biodiversité utiles aux cultures.

En tant qu'acteur ancré sur son territoire, le CPIE Villes de l'Artois souhaitait s'engager dans des projets avec le monde agricole. C'est pourquoi un partenariat a été entrepris avec la Chambre d'Agriculture pour la mise en place de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité qui propose à des agriculteurs volontaires de réaliser des protocoles d'observation sur leur parcelle en vue de mieux connaître la biodiversité ordinaire en milieu agricole (pour consulter l'article sur l'OAB mis en place par le CPIE Villes de l'Artois c'est ici). Cette année, le CPIE accompagne une dizaine d'agriculteurs intéressés qui mettent en place ces protocoles.

C'est dans ce contexte que nous tenions un des stands pour présenter l'Observatoire Agricole de la Biodiversité, ses protocoles, les objectifs. Après une présentation générale des interactions qu'il existe au sein d'un écosystème agricole entre la culture, les ravageurs et les prédateurs, les protocoles ont été détaillés tout en expliquant en quoi ils pouvaient être intéressant pour l'agriculteur.

La parcelle agricole qui accueillait cette journée étant justement une parcelle où certains protocoles sont mis en place, les agriculteurs ont pu voir comment il se mettaient en place en pratique, avec la démonstration du protocole vers de terre, en observant l'occupation des nichoirs à abeilles solitaires, ou les invertébrés terrestres cachés sous une planche en bois.

Malgré une météo plus qu'humide, les participants étaient intéressés par la thématique, et ont pu poser toutes leurs questions concernant la biodiversité qu'ils observent sur leurs parcelles agricoles.

Un quizz sur la biodiversité agricole a mobilisé l'attention des participants pour gagner un poster sur le sujet, et a témoigné de leur assiduité sur notre stand.

Dans le hangar qui abritait le repas du midi nous avions exposé des panneaux et des figurines de quelques alliés de l'agriculteur : les chauves-souris et les rapaces nocturnes. Un vif intérêt a été suscité par la possibilité d'héberger l'Effraie des clochers dans son exploitation grâce à un nichoir. En effet, un couple mange en moyenne 3 000 rongeurs par an. En plus d'être efficace, le service rendu par la chouette est gratuit ! De quoi en convaincre plus d'un qu'agriculture et biodiversité sont intimement liés et ont tout à gagner d'être conciliés.